Solla…

Au plus profond de moi se niche un bel ouvrage
C’est de ta vie toujours chasser moindre nuage
Afin de préserver l’étonnant phénomène
Qui d’un brillant éclat chasse toutes mes peines
Ton sourire Solla…qui me porte…et que j’aime.

Au plus profond de toi se cache un lieu que j’aime
Un espace radieux où mes doigts se promènent
Quand tu donnes en cadeau l’intimité suprême
A celui qui ne vit que pour voir ton visage
Exprimer le bonheur de ne plus être sage

Au plus profond de nous vit une joie immense…
Un éclair de gaîté d’une lueur intense
Dont le rayon bleuté s’échappe de tes yeux
Pour entrer dans les miens qui te fixent…Amoureux,
Tandis que les clameurs retentissent au lointain
Sans atteindre le lien puissant de nos deux mains.

Laissons, laissons parler les vilains garnements
laissons, laissons moquer les inutiles gens
Laissons, laissons donner les joutes insipides
Laissons, gesticuler les entités stupides…

Et prenons le chemin de notre destinée
Sans honte ni rancoeur, marchons vers la jetée
Montons dans ce navire aux voiles immaculées
Voguons tranquillement vers le lieu de nos rêves.

ici et maintenant

Et pour tout le temps….

Et puis…

Et puis je t’embrassais de mes bras si fragiles
Et tu sentais la force de mon corps si fébrile
Et puis je t’embrassais de ma bouche indolore
Anéantie, saisie par les bruits de ton corps
Et puis je te pressais sur les sons de mon âme
Et tu te relâchais sur les bruits de ma flamme
Et je te dévoilais les rythmes de mon cœur
Et tu t’attendrissais sur les pluies de ma peur
Et je te racontais le désir qui m’effleure
Et tu buvais la vie sortant de ma chaleur
Absolument ravie de goûter mes humeurs
Et puis je t’observais du haut de mon émoi
Et je me demandais si ce corps c’était toi ?
Toi que j’avais aimé bien plus que de raison
Toi qui m’avais promis bien plus qu’une passion
Toi que j’attends encore et pour l’éternité
Toi que mon corps fossile avait apprivoisé
Toi qui avais gravé sur un bois pétrifié
Ces mots que nul ne peut maintenant prononcer
« Je t’aime et je t’aimais bien avant qu’apparaisse
La chaleur incroyable des explosions célestes
Je t’aime et je t’aimais bien avant que l’on blesse
Les biches dans les bois, les divines princesses
Je t’aime et je t’aimais bien avant que tu saches
Que la vie n’a de sens que quand l’amour arrache
Aux lunes insomniaques un cœur trop solitaire…”
Et que le sens prend vie avec Apollinaire
Quand le sens sait se dire…et qu’on en a que faire…

Dis le moi…

Si tu m’as aimé
Ne me le dis pas
Pourquoi est tu passée si près de moi ?
Si tu m’as aimé
Ne me le dis pas
Car mes pas seraient alors lourds…de Toi
Car mon chemin serait vide…de Toi
Et la lumière derrière moi…
Mais si tu m’aimes dis le moi !
Je ne peux plus déjà vivre sans Toi…

Pas moi…mon coeur

Ce n’est pas moi c’est mon cœur qui te parle
C’est mon cœur qui s’arrête de battre
Ce sont les mots que je ne peux te dire
Ce sont les joies que je ne peux décrire
C’est cette plaie que j’ai sur la poitrine
Qui menace soudain de s’ouvrir…
Quand je voudrai cesser de te séduire
Quand j’ai tant de choses à te dire…
Je ne sais pas d’où vient ce souffle
Qui m’empêche d’ouvrir la bouche,
Ni d’où me vient cette frayeur
Ni pourquoi ni comment d’ailleurs ?
Cette frayeur de te les dire encore
Ces trois mots si doux mais si forts…

Un ciel brûlant…

Les vois tu ces deux boules de feu qui traversent le ciel?
Ce sont nos cœurs brûlants qui foncent l’un vers l’autre
Les sens tu ces deux boules de feu qui brûlent dans ton ventre
Ce sont nos corps … brûlants … qui foncent l’un vers l’autre
Et la terre impassible continue de tourner
Et le vent immobile. .. Continue de souffler
Mais le temps lui… je voudrais qu’il s’arrête
Pour goûter ce moment dans le creux de ta joue
Pour goûter ce moment dans les creux de ton corps
Et pour boire le vin qui coule de tes seins
Pour assécher ces perles … de mes mains…
Qui se forment soudain, dans le creux de tes reins
Et mon corps qui se dresse… ce n’est rien…
Rien qu’une flemme qui s’allume soudain!
Qui voudrait dès demain s’éteindre dans le tien.

ces mots gravés

C’est dans ce lieu étrange où naissent mes pensées

Que ton image un jour a élu domicile.

Viendras tu me rejoindre enfin dans cette ville…

Où l’on grave les rêves sur des morceaux de lune ?

Ils  restent éblouissants et luisent dans la brume

Pendant des jours entiers, des mois et des années

Jamais les mots d’amour gravés dans cette ville

Jamais ces mots brûlants ne se sont effacés…

Moi je veux…

Exploser ton passé
Dissoudre tes rancœurs
Et puis te bercer là
Contre mon cœur

Explorer tes ardeurs
Diluer tes douleurs
Et puis te poser nue
Sur mon ventre tendu

Exhaler tes odeurs
Éclabousser tes peurs
Et puis changer ton ventre
En lac effervescent

Exhiber mes sueurs
Inverser les couleurs
En lissant tes rondeurs
De mon corps nu

Expulser les malheurs
Défroisser tes entrailles
Et puis les transformer
En un fleuve glissant

Dans lequel je me baigne
Et dans lequel je bois
Pendant que tu murmures
Un nom qui m’appartient

Et pendant que plus fort, je crie…Le tien.

Une frange…

Une frange abaissée…Délicatement repoussée
Et des yeux merveilleux, immédiatement éclairés

C’est le premier tableau que tu m’as adressé
Et mon cœur depuis lors ne cesse de vibrer

Une lèvre enfantine, délicatement retroussée
Et un sourire immense, instantannément esquissé

C’est le premier instant que tu m’as accordé
Et mon cœur depuis lors…Te cherche sans arrêt.

Souriez…Une expérience amusante

La douleur a besoin d’air triste
Pour respirer…

Souriez devant le miroir
Et vous la verrez suffocant
S’échapper de cheveux fumants…

….

Multipliez cette expérience !
Cette physique extravagance
Et vous verrez tout étonnés
Que vos cheveux vous ont quittés…