ici et maintenant
Et pour tout le temps….
Et puis je t’embrassais de mes bras si fragiles
Et tu sentais la force de mon corps si fébrile
Et puis je t’embrassais de ma bouche indolore
Anéantie, saisie par les bruits de ton corps
Et puis je te pressais sur les sons de mon âme
Et tu te relâchais sur les bruits de ma flamme
Et je te dévoilais les rythmes de mon cœur
Et tu t’attendrissais sur les pluies de ma peur
Et je te racontais le désir qui m’effleure
Et tu buvais la vie sortant de ma chaleur
Absolument ravie de goûter mes humeurs
Et puis je t’observais du haut de mon émoi
Et je me demandais si ce corps c’était toi ?
Toi que j’avais aimé bien plus que de raison
Toi qui m’avais promis bien plus qu’une passion
Toi que j’attends encore et pour l’éternité
Toi que mon corps fossile avait apprivoisé
Toi qui avais gravé sur un bois pétrifié
Ces mots que nul ne peut maintenant prononcer
« Je t’aime et je t’aimais bien avant qu’apparaisse
La chaleur incroyable des explosions célestes
Je t’aime et je t’aimais bien avant que l’on blesse
Les biches dans les bois, les divines princesses
Je t’aime et je t’aimais bien avant que tu saches
Que la vie n’a de sens que quand l’amour arrache
Aux lunes insomniaques un cœur trop solitaire…”
Et que le sens prend vie avec Apollinaire
Quand le sens sait se dire…et qu’on en a que faire…
Si tu m’as aimé
Ne me le dis pas
Pourquoi est tu passée si près de moi ?
Si tu m’as aimé
Ne me le dis pas
Car mes pas seraient alors lourds…de Toi
Car mon chemin serait vide…de Toi
Et la lumière derrière moi…
Mais si tu m’aimes dis le moi !
Je ne peux plus déjà vivre sans Toi…
Ce n’est pas moi c’est mon cœur qui te parle
C’est mon cœur qui s’arrête de battre
Ce sont les mots que je ne peux te dire
Ce sont les joies que je ne peux décrire
C’est cette plaie que j’ai sur la poitrine
Qui menace soudain de s’ouvrir…
Quand je voudrai cesser de te séduire
Quand j’ai tant de choses à te dire…
Je ne sais pas d’où vient ce souffle
Qui m’empêche d’ouvrir la bouche,
Ni d’où me vient cette frayeur
Ni pourquoi ni comment d’ailleurs ?
Cette frayeur de te les dire encore
Ces trois mots si doux mais si forts…
Les vois tu ces deux boules de feu qui traversent le ciel?
Ce sont nos cœurs brûlants qui foncent l’un vers l’autre
Les sens tu ces deux boules de feu qui brûlent dans ton ventre
Ce sont nos corps … brûlants … qui foncent l’un vers l’autre
Et la terre impassible continue de tourner
Et le vent immobile. .. Continue de souffler
Mais le temps lui… je voudrais qu’il s’arrête
Pour goûter ce moment dans le creux de ta joue
Pour goûter ce moment dans les creux de ton corps
Et pour boire le vin qui coule de tes seins
Pour assécher ces perles … de mes mains…
Qui se forment soudain, dans le creux de tes reins
Et mon corps qui se dresse… ce n’est rien…
Rien qu’une flemme qui s’allume soudain!
Qui voudrait dès demain s’éteindre dans le tien.
C’est dans ce lieu étrange où naissent mes pensées
Que ton image un jour a élu domicile.
Viendras tu me rejoindre enfin dans cette ville…
Où l’on grave les rêves sur des morceaux de lune ?
Ils restent éblouissants et luisent dans la brume
Pendant des jours entiers, des mois et des années
Jamais les mots d’amour gravés dans cette ville
Jamais ces mots brûlants ne se sont effacés…
Exploser ton passé
Dissoudre tes rancœurs
Et puis te bercer là
Contre mon cœur
Explorer tes ardeurs
Diluer tes douleurs
Et puis te poser nue
Sur mon ventre tendu
Exhaler tes odeurs
Éclabousser tes peurs
Et puis changer ton ventre
En lac effervescent
Exhiber mes sueurs
Inverser les couleurs
En lissant tes rondeurs
De mon corps nu
Expulser les malheurs
Défroisser tes entrailles
Et puis les transformer
En un fleuve glissant
Dans lequel je me baigne
Et dans lequel je bois
Pendant que tu murmures
Un nom qui m’appartient
Et pendant que plus fort, je crie…Le tien.
Une frange abaissée…Délicatement repoussée
Et des yeux merveilleux, immédiatement éclairés
C’est le premier tableau que tu m’as adressé
Et mon cœur depuis lors ne cesse de vibrer
Une lèvre enfantine, délicatement retroussée
Et un sourire immense, instantannément esquissé
C’est le premier instant que tu m’as accordé
Et mon cœur depuis lors…Te cherche sans arrêt.
La douleur a besoin d’air triste
Pour respirer…
Souriez devant le miroir
Et vous la verrez suffocant
S’échapper de cheveux fumants…
….
Multipliez cette expérience !
Cette physique extravagance
Et vous verrez tout étonnés
Que vos cheveux vous ont quittés…
Je me dis “suffit!”… j’tourne la page
Faut que j’m'arrache de ce mirage
Mais ça prend pas deux secondes…
Malgré l’regard que jette cette blonde
J’me rend compte que je peux pas
C’est comme ça, j’explique pas…
En voyant ma tête dézinguée
Sur ce nuage alcoolisé
Les gens qui traversent mon brouillard
Me disent d’un air un peu bizarre
En pianotant sur le comptoir
C’est normal que tu broies du noir
T’as du souffrir quand t’étais p’tit…
J’ai pas souffert gars,mais j’ savais pas
Qu’l'amour ça fait des trucs comme ça
C’t'espèce de cri dans mes entrailles
Qui veut sortir et qui peut pas
Je savais pas qu’elle existait
Et J’ savais pas que je l’aimerais
Et pis que je la perdrais…
J’savais pas, j’savais pas tout ça…
Et maintenant j’ suis là, déséché
Devant c’café trop chaud
À m’demander c’qui y a d’plus beau
Que tes mains cachant ton sourire
Et tes yeux plissés juste au dessus
Comme sur ma première photo de toi
Que j’ai perdue, j’me demande pourquoi?
J’vois personne à travers la bière
Qu’est posée devant moi comme hier
Y a pas de visage, y a pas de mains
Y a pas de sourire en coin…
Je vois qu’mes yeux qui dégoulinent
Comme un reflet désespéré
Sur les bouteilles de ce troquet
Toutes ces gouttes sur mes joues qui roulent
Et qui viennent mouiller mon papier
C’est les instants qu’on a passés
Pendant des heures à discuter
Fallait prévoir mais c’est pas cool
Que des fois l’champagne rosé coule
Sur des serments désabusés…
C’est pas triste que j’vais
c’est simplement comme ça
Sans rien pour m’faire vibrer
Sans rien pour m’étonner….
Et tous les regards que j’croise
Me font ni chaud ni froid
Et J’ai beau m’dire qu’elle est p’têt là
À m’regarder gratter c’ papier
Celle qui transformerait mes poèmes
En trucs sucrés genre “à la crème”
J’sais bien qu’elle est pas encore née
Et Qu’la seule qui pourrait faire ça
C’est toi, oui c’est toi…
La seule qui pourrait “m’déblueser”…